vendredi 4 septembre 2009

l'exode

Le Grand Vizir, dans son petit pays, tournait en rond en fulminant.

Ce jour -là, il était de fort mauvaise humeur car une des premières habitantes historiques de Foduchano avait quitté le pays dans un gros désordre médiatique - se permettant de publier une lettre ouverte qui pointait du doigt les carences du régime. Elle avait de plus eu l'outrecuidance de dire ses 4 vérités à Numéro 7 dans un courrier qui avait failli lui provoquer une crise cardiaque (comme on dit: y a que la vérité qui blesse).
Comble de l'horreur, elle avait émigré vers le prospère état voisin de Lovandpice, qui avait déjà aspiré une bonne part des forces vives de Foduchano.

Nombre d'habitants en effet s'enfuyaient vers les verts paturages de Lovandpice; il faut dire que respirer un air saturé de soufre et entendre gémir ou haranguer le Grand Vizir à longueur de temps, avait fini par lasser les gens, qui désormais de loin en loin, s'amusaient du spectacle ridicule qu'il donnait de lui-même.


Numéro 7 ressassait cette récente humiliation publique et, comme souvent, essayait de détourner l'attention en s'en prenant à son bouc émissaire de prédilection: Privatecountry.
Comme si cela intéressait quelqu'un, il menaçait de divulguer la liste de ses habitants.

Mais ce n'était bien sûr qu'un effet de manche de politicien destiné à jeter de la poudre aux yeux et à maquiller la réalité: dans les faits, c'était plutôt la liste des fidèles adeptes de Numéro 7 qui était pointée du doigt.

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